Clos Maïa et Mas Haut-Buis : duo de choc dans le Larzac !

fin de la vente : 14/05/2020

Duo de choc dans les vignes et couple à la ville, Géraldine Laval au Clos Maïa et Olivier Jeantet du Mas Haut-Buis, font partie de cette avant-garde qui a mis, à la suite d’Olivier Jullien, les vignobles et les terroirs d’altitude des Terrasses du Larzac sous les feux des projecteurs pour tous les amateurs de grands vins de terroir, de vins vrais, élégants et frais, loin des caricatures de vins « sudistes », tout en puissance et en extraction… Animés d’une vision intuitive et sensible du vin, ces deux-là n’en finissent pas de nous charmer avec des blancs de haute tenue, aux assemblages singuliers et toujours justes. Des vins vivants et littéralement habités par l’expression des sols et l’énergie du fruit. Ni l’un, ni l’autre ne se destinait pourtant au départ à devenir vigneron(ne) !

Pour Géraldine Laval, tout a été une histoire de rencontres souvent fortuites, parfois provoquées, de coups de cœur et surtout, de passion et d’instinct. Cette jeune vigneronne au tempérament affirmé, enthousiaste, opiniâtre et d’une grande intégrité, a hissé en quelques années seulement son Clos Maïa, petit vignoble isolé au cœur des paysages sauvages des Terrasses du Larzac, au centre de la carte des grands vins du Languedoc.

Bien qu’elle soit originaire de la région bordelaise, Géraldine n’avait pourtant aucune attache particulière avec le monde du vin : jeune, c’est la passion des chevaux et l’équitation qui la font vibrer jusqu’à vouloir intégrer une filière de sport-étude. Mais sa famille souhaite pour elle un avenir plus sûr : elle débutera donc des études de pharmacie… mais elle comprend vite qu'elle se trompe de direction. Gourmande et fin palais, Géraldine rêve en parallèle de devenir journaliste gastronomique : comme il n’existe pas de formation dédiée, elle s’inscrit finalement dans une filière, très prisée du côté de Bordeaux, de commerce du vin. Bien vite, elle prend conscience que ce sont surtout les secrets de l’élaboration du précieux nectar qui la fascinent. Incroyablement énergique et dotée d’une insatiable curiosité, elle n’hésite pas alors à mettre le cap sur Beaune pour suivre des études d’œnologie.

Géraldine a trouvé sa voie et ne va cesser, à partir du milieu des années 2000, de tracer son sillon dans ce monde souvent fermé et encore très masculin de la vigne et des grands vins ! Les rencontres s’enchaînent : avec Olivier Leflaive d’abord, vigneron iconoclaste de Puligny-Montrachet, chez qui elle apprend, entre autres, à maîtriser les élevages « à la bourguignonne », en particulier pour les blancs. C'est ensuite chez Jean-Louis Chave, figure tutélaire de la colline de l'Hermitage, qu’elle commence à mettre en pratique ce qu’elle a appris à l’école. Quelques mois plus tard, à l’invitation de Julien Zernott, du Pas de l’Escalette, elle découvre les paysages sauvages et les formidables terroirs qui se nichent au cœur des Terrasses du Larzac.

Très vite repérée par le vigneron iconique de la région, Olivier Jullien, elle va finalement passer un an au Mas Jullien, à vinifier au côté de celui qu’elle considère, aujourd’hui encore, comme son mentor. Comme elle le dit elle-même : « Ce que j’apprenais correspondait exactement à ma philosophie. Tout ce que je faisais chez Olivier avait soudain un sens ». Suivant les conseils de ce-dernier, elle décide finalement en 2009 de voler de ses propres ailes après avoir déniché deux parcelles de vieux grenaches, nichées au cœur du cirque de Labeil, à cheval sur les villages de Lauroux et Poujols : le Clos Maïa est né !

Au-delà du fait que c’est chez le même Olivier Jullien que Géraldine Laval et Olivier Jeantet se sont rencontrés, le célèbre vigneron de Jonquières a également joué un rôle important dans le changement de vie opéré, quelques années avant, par Olivier Jeantet.

Alors qu’il avait entamé une carrière dans le bâtiment, l’année 1998 marque un tournant dans sa vie. A quelques semaines d’intervalle, son père (propriétaire d’un petit vignoble dans la plaine languedocienne) disparaît brutalement, tandis qu’Olivier devient papa pour la première fois. Un double déclic qui l’amène à prendre une décision radicale : il va changer de vie et devenir vigneron ! Alors qu’il sillonne les plaines de l’Hérault à la recherche de vignes, il va comprendre, sous l’influence d’Olivier Jullien, que le terroir dont il rêve, il l’a depuis longtemps sous ses yeux, au cœur de son Larzac natal, du côté de la Vacquerie. Cet autodidacte qui fonctionne à la passion et à l’observation acquiert au fil des années de nombreuses parcelles qui forment une véritable mosaïque au sein des vallées de Pégairolles et de Lauroux ! Ici, les sols d’éboulis calcaires, l’altitude élevée, jusqu’à plus de 600 mètres pour le chai, et la grande amplitude thermique, avec les vents du Nord qui descendent du plateau du Larzac et rafraîchissent les nuits d’été, offrent aux vignes les conditions idoines pour s’épanouir et produire des fruits mûris lentement, juteux et imprégnés par le terroir. D’autant que dès le début, Olivier s’est engagé dans une démarche biologique, encore rare dans la région.

On ne peut qu’être admiratif quand on constate l’étendue du chemin parcouru par Olivier, puis Géraldine. Si chacun bichonne son vignoble séparément, ils partagent incontestablement une même vision du bon vin : celui qui se fait à la vigne, car c’est là que l’on obtient un bon raisin, chargé des messages de son terroir. Défrichage, replantation en sélection massale, acquisition ou fermage de nouvelles parcelles, conversion biologique, réintroduction de cépages autochtones comme le terret-bourret en blanc chez Géraldine, choix d’assemblages originaux (à dominante de roussanne et chardonnay pour Olivier, de chenin, grenache gris et roussanne pour Géraldine), vinification naturelle, sur levures indigènes, et élevages discrets privilégiant les grands contenants en bois, notre duo de choc a fait preuve, tout au long de ces années, d’un niveau d’exigence et d’une énergie qui forcent le respect. Mais aussi de cette capacité à se remettre en question qui fait, de notre point de vue, les grands vignerons : ceux qui ne se contenteront jamais d’appliquer une supposée recette mais chercheront encore et toujours à affiner leur approche, à confronter leurs intuitions à la réalité empirique, à observer et écouter ce que la nature et la vigne ont à leur dire.  

Voici donc deux facettes de ce que les terroirs des Terrasses du Larzac peuvent produire en blanc de plus abouti et racé. Des vins à la personnalité singulière et particulièrement attachante, à l’image de leurs « parents » ! C’est maintenant et c’est sur la Route des Blancs.

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  • Toute à sa quête d'une expression sincère du terroir et d'une vraie fraîcheur, Géraldine signe un blanc accrocheur, d’une grande richesse aromatique, profond. Marqué par l’empreinte du sol calcaire, il est très élégant et déploie une irrésistible énergie. Un grand vin de gastronomie, parfait sur une paëlla ou des gambas au gingembre.

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