Olivier Lamy à Saint-Aubin : un millésime 2018 brillant !

fin de la vente : 20/10/2020

Le prestigieux Domaine Hubert Lamy s’est installé au fil des années comme l’un des principaux porte-étendards de l’appellation Saint-Aubin, qui, même si elle est encore un peu moins célèbre que ses voisines de Chassagne et Puligny-Montrachet, produit aujourd’hui parmi les vins blancs les plus fins et racés de la Côte d’Or. Plus encore, depuis ses débuts en 1996, Olivier Lamy a gravi avec une admirable constance les marches qui l’ont mené au sommet. Aujourd’hui, son travail, à la vigne comme au chai, est unanimement respecté pour son extrême précision et son sens du détail peu commun. Deux conditions indispensables pour parvenir à ce niveau exceptionnel de maîtrise et de régularité : la finesse des vins d’Olivier, leur intensité, la pureté avec laquelle ils expriment chaque facette du terroir, tout comme leur formidable capacité au vieillissement, les placent aujourd’hui au sommet de ce que la Côte de Beaune est capable de livrer en blanc !

Fondé en 1973 – il proposait à l’époque essentiellement des vins d’appellation régionale - le Domaine a pris son envol dans les années 1990. A cette époque Hubert Lamy, rejoint en 1996 par son fils Olivier, commence à élaborer des cuvées parcellaires sur les meilleurs climats de Saint-Aubin en 1er cru, comme Murgers des Dents de Chien ou En Remilly, tout près de Puligny, ou, du côté du hameau de Gamay, le Clos de La Chatenière. En outre, Hubert, fort visionnaire, décide de planter en chardonnay d’anciennes parcelles traditionnellement cultivées en pinot noir, comme La Princée ou Derrière chez Edouard. Bien lui en a pris, tant les blancs de Saint-Aubin connaissent depuis un succès grandissant… et largement mérité !

Ici, calcaires et chardonnay s’unissent pour le meilleur : qu’il soit planté sur les hauts de coteaux de marnes blanches assez souples, ou, plus bas, sur des calcaires durs plus ou moins décomposés, le raisin trouve une intensité minérale et des équilibres de structures tout simplement irrésistibles.

Par la suite, Olivier a œuvré sans relâche à affiner considérablement le style des vins du Domaine. Il a fait sensiblement évoluer les pratiques culturales et les méthodes de vinification et d’élevage, poursuivant toujours le même objectif : trouver le meilleur équilibre possible entre structure et finesse, à la recherche d’une pureté d’expression du fruit et du sol la plus aboutie possible. On lui doit ainsi d’avoir généralisé progressivement des plantations à haute (voire très haute !) densité, dont il a pu constater qu’elles favorisaient l’enracinement en profondeur de la vigne avec tous les bénéfices que cela comporte (une meilleure résistance au stress hydrique, une plus grande imprégnation minérale des raisins…). De même, il abandonne peu à peu le rognage, favorisant des méthodes plus douces de tressage (comme le pratique depuis longtemps déjà une certaine Lalou Bize-Leroy !), qui maximise la photosynthèse. Là encore, aucune lubie de la part d’Olivier, mais un sens aiguë de l’observation : il a ainsi constaté que les raisins produits étaient certes plus petits mais bien plus concentrés !

Même capacité à se remettre en question au chai : tout à sa recherche de pureté et d’équilibre, il a peu à peu réduit la part de bois neuf (jusqu’à l’éliminer complètement sur certains crus et certains millésimes). Il privilégie aujourd'hui les grands contenants de 500 et 600 litres, au détriment des traditionnelles pièces bourguignonnes qui ont tendance à marquer davantage les vins, surtout les blancs, et à adoucir un peu trop leur tension naturelle. Il a surtout allongé les élevages, tout en diminuant, en parallèle, le recours au bâtonnage : tous les premiers crus passent désormais une année complète en fûts, suivie de 10 à 11 mois supplémentaires en cuves, jusqu’à la mise en bouteille en juillet. Là encore, Olivier n’a pas pris cette décision à la légère : il teste cette orientation depuis 2006, cru par cru, mois supplémentaire par mois supplémentaire. Constatant finalement que les vins ainsi élevés évoluent encore mieux dans le temps...

Nous avons découvert son nouveau millésime 2018 lors d’une dégustation particulièrement enthousiasmante au domaine, en octobre dernier. Olivier, sincèrement heureux de constater de quelle manière les vins étaient en train d’évoluer, dégageait une formidable énergie, rayonnante, résolument positive, parfaitement au diapason de celle qui émanait de chaque verre ! Car, oui, le millésime 2018 d’Olivier Lamy est franchement lumineux ! Bien sûr, son expérience et son sens extraordinaire du détail ont parlé. Un exemple ? Véritablement obsédé par le juste point de maturité de chaque grappe, il n’a pas hésité à étaler les vendanges du 22 août au 12 septembre, un record ou presque. Certaines parcelles, comme Derrière Chez Edouard, ayant fait l’objet de 5 passages successifs… Décidément, on n’a rien sans rien. Contrairement à ce que l’on a pu constater ici ou là, chez Lamy, les rendements, certes corrects, sont restés très maîtrisés, dans la lignée de 2014. Ici, aucun risque de « dilution », la concentration des jus reste de mise !

Tout au long de notre dégustation, nous avons été subjugués par la lumière scintillante qui se dégage des vins, leur éclat, leur vitalité hors du commun. L’expert de la Bourgogne du magazine Wine Advocate, William Kelley, nous semble avoir trouvé le mot qui résume parfaitement la réussite du millésime 2018 chez Olivier Lamy : « Brillant » ! Nous approuvons sans réserve : nous tenons là un des sommets bourguignons de l’année, qui devrait en outre, évoluer merveilleusement bien sur les 10 prochaines années au moins ! C’est indispensable.

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  • Intense et ciselé, ce magnifique Puligny Les Tremblots se déploie dans un style incroyablement raffiné et aérien, tout en verticalité. Le style d’Olivier Lamy est bien là, l’identité du terroir aussi. En outre, l’âge avancé des vignes apporte une concentration aromatique et une imprégnation minérale et épicée hors norme. Superbe de bout en bout.

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  • Concentré et sapide en bouche, avec un gros volume de fruit, ce Clos de la Chatenière issu de vieilles vignes, est parfaitement maintenu par une belle acidité structurante. La chair savoureuse du fruit s’enroule autour d’un axe salin, pierreux qui donne à la finale une percussion exceptionnelle. Plein et vibrant, ce Saint-Aubin 1er Cru ira loin.

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    Si ce Chassagne issu d’un terroir précoce planté à haute densité exprime toujours une intense minéralité, sur des notes fumées et empyreumatiques, on aime aussi sa concentration crémeuse en entame. Dense et savoureux, ce 2018 est exaltant : sa tension interne fait chanter la pierre. Sa persistance est bluffante, au niveau d'un 1er Cru.

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  • Grande classe pour ce cru phare de l’appellation, situé non loin du grand cru Chevalier-Montrachet : Olivier Lamy signe cette année un vin intense et lumineux, doté d’une incroyable énergie. Ici, l’élégance florale, la pureté du fruit et l’expression fumée et épicée des sols s’imbriquent comme par magie ! Un grand vin, tout simplement.

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    18.7/20
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  • Nous tenons avec ce superbe Derrière chez Edouard, intense, élégant et profond, remarquablement balancé entre l'énergie de son fruit et une minéralité ciselée, un sommet de la collection : nul doute que ce prodigieux Saint-Aubin pourra, d’ici quelques années, aller « chatouiller » pas mal de Premiers Crus de Puligny pourtant réputés « mieux nés » !

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    18.8/20
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  • Le bel ensoleillement de l’été 2018 sur ce terroir caillouteux, exposé au levant et traditionnellement tardif, fait des merveilles : résolument frais et minéral au nez, ce 1er Cru se montre dense et énergique en bouche. Il réconcilie les contraires avec un naturel confondant! Concentré et vibrant, doté d'un fruit éclatant, il nous met en appétit !

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    18.5/20
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  • 31,90 €

    En 2018, La Princée, qui réunit le meilleur d’une dizaine de petites parcelles, nous offre un magnifique condensé des qualités du finage de Saint-Aubin. La profondeur fruitée, la fraîcheur délicatement iodée, la verticalité minérale et saline, les épices stimulantes, la tension et l’allonge en bouche : tout y est ! Impressionnant de maîtrise.

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    18.2/20
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  • On démarre fort avec ce Bourgogne Les Châtaigniers : sa pureté aromatique, son élégance, la densité de sa finale et son incroyable persistance en bouche, sur des évocations de fruits blancs et d’herbes fines, nous ont bluffés ! Voici l’introduction idéale pour mesurer la réussite exceptionnelle du millésime 2018 chez Olivier Lamy !

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    17.8/20
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