Château Olivier 2016 : un grand Pessac-Léognan fin et subtil

fin de la vente : 29/04/2019

C’est à la fin du 19ème siècle que la famille de Bethmann, sous l’égide d’Alexandre, alors maire de Bordeaux, fait l’acquisition du Château Olivier. Cette très ancienne propriété aux portes de Bordeaux, dont on trouve des traces dès le Haut Moyen-Age, occupe une position privilégiée, entourée d’une vaste forêt, sur des croupes de graves, caractéristiques des meilleurs terroirs bordelais. La vigne n’occupe qu’un quart de ce vaste domaine, au milieu des prairies et des bois garants d’une bio-diversité malheureusement très rare aujourd’hui dans le vignoble bordelais, et pourtant si utile pour que la vigne et le raisin puissent exprimer la vérité d’un terroir.

Si le château Olivier fut classé en grand cru dès 1953, tant en rouge qu’en blanc, cette magnifique propriété déjà très renommée a entamé au début des années 2000 une véritable « révolution » qui a permis d’installer les vins du château parmi l’élite de l’appellation Pessac-Léognan. Jean-Jacques de Bethmann, grande figure du vignoble bordelais disparu en 2012, n’a pas hésité à investir massivement et à s’entourer des meilleurs spécialistes pour mieux révéler dans les vins du domaine la quintessence de ces terroirs de graves, sur socle argilo- ou marno-calcaire, éminemment complexes mais formidablement adaptés à la vigne, à condition que l’on sache les comprendre et les « faire parler ».

Laurent Lebrun, actuel directeur du Château, a entrepris, avec l’aide du Professeur Dubourdieu, un inventaire géologique extrêmement précis, aboutissant à la définition d’une dizaine de micro-terroirs et à un remaniement important du vignoble. Nouvelle cuverie, vinification et élevage parcellaire, aucun détail n’a été laissé au détail pour réussir ce beau projet esthétique, de redonner naissance à des vins pouvant rivaliser dans leur complexité et leur subtilité avec les plus grands noms de l’appellation, Haut-Brion, Pape-Clément ou autre Chevalier…

Force est de constater que depuis quelques millésimes, le pari s’avère très largement réussi. Le blanc de Château Olivier, au profil singulier, ne cesse de nous charmer par son élégance raffinée : il exprime aussi bien la minéralité saline du calcaire et des quartz, que la fraîcheur iodée des embruns marins, et la belle complexité végétale émanant de la forêt qui entoure le vignoble.

Bien sûr, en 2016, l’été chaud et sec a donné aux raisins une belle concentration et une vraie richesse aromatique, mais ce Château Olivier, certes charnu en bouche, est toujours doté de cette vivacité, de ce bouquet frais et subtil, et de cette dimension cristalline que l’on ne trouve pas si souvent du côté de Pessac ! Un pur régal aujourd’hui comme dans 10 ans… à un prix encore raisonnable ! Voici pour nous un des blancs immanquables de l’appellation… et du millésime.

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  • Année après année, Château Olivier s'affirme comme un des plus subtils représentants de l'appellation : imprégné de son terroir calcaire et plutôt frais, ce Pessac faisant la part belle au sauvignon brille par sa fraîcheur, le raffinement de son bouquet et son magistral équilibre en bouche, entre richesse du millésime et tension minérale. Bravo.

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