Olivier Jullien illumine les Terrasses du Larzac

fin de la vente : 21/05/2024

C’est en 1985, à 20 ans seulement, qu’Olivier Jullien décide d’assumer pleinement son désir le plus cher, malgré l’opposition de ses aînés : réaliser ses propres vins et se montrer à la hauteur des terroirs méconnus des Terrasses du Larzac, qu’il chérit plus que tout.

A cette époque, dans le Languedoc, on ne cherche pas à faire ses propres vins mais plutôt, comme le faisait avant lui son père et ses grands-parents, de « fournir des raisins » aux grandes caves coopératives de la région. Expression du terroir, approche biologique et bio-dynamique, recherche d’une identité dans les vins, capacité de garde, accords gastronomiques… toutes ces notions, si chères à Olivier, sont, dans les années 1980, bien loin des préoccupations de la majorité des producteurs du coin…

C’est donc seul, du côté de Jonquières, en louant, en plantant puis en achetant progressivement ses propres vignes, qu’Olivier va écrire une des plus belles pages de l’histoire des vins du Languedoc et montrer la voie à de nombreux jeunes vignerons de la région, la voie d’une viticulture saine, respectueuse du terroir, ambitieuse, capable de montrer que le Languedoc peut produire de très grands vins. Aujourd’hui encore, 35 ans après, Olivier continue inlassablement à repérer les meilleurs terroirs, à sauver – en les rachetant – de vieilles vignes de l’arrachage, menacées par la pression foncière et la proximité de la ville de Montpellier. Car il le sait, dans cette terre chaude, l’enracinement en profondeur est une des clés pour réussir de grands vins qui ne tombent pas dans l’excès de lourdeur et de chaleur mais conservent, au contraire, de la fraîcheur et de la vibration minérale.

Le plus impressionnant, c’est de constater à quel point Olivier n’a rien perdu de son enthousiasme, de son esprit aventurier, toujours à la recherche de la meilleure combinaison de sols (ses parcelles disséminées sur une vingtaine d’hectares occupent aussi bien des sols calcaires, que marneux, gréseux ou siliceux). Sa connaissance intime, presque charnelle, de chaque micro-terroir et de chaque pied de vigne est fascinante. Il n’hésite pas non plus à faire régulièrement varier les encépagements, toujours à la recherche de ce point d’harmonie, celui autour duquel la complexité du vin devient une sorte d’évidence, celui grâce auquel la main du vigneron semble s’effacer devant les équilibres intrinsèques du vin. Selon les millésimes, en blanc, on retrouve bien sûr du carignan et du chenin, mais aussi de petites quantités de roussanne, de viognier, du marsanne, de bourboulenc ou encore de grenache gris… Au final, Olivier a atteint aujourd’hui un niveau de maîtrise et de précision qui force l’admiration et en font le vigneron iconique de toute une région.

Le fil conducteur d’Olivier, pour ses blancs, c’est la recherche d’un profil épuré et fluide, porté par l'éclat naturel et l’énergie d'un fruit pur, à son optimum de maturité. Il aime les vins qui ne cherchent pas à s’imposer ou à impressionner coûte que coûte, mais qui sauront dévoiler, au fil des années qui passent, une vraie profondeur d’expression. Une des clés, c’est bien sûr de trouver pour chaque cépage, chaque grappe même, les justes équilibres.

Depuis quelques temps, les caprices du climat sont tels qu’Olivier a coutume de dire que l’on a l’impression de « rentrer chaque année dans l’histoire, mais pour des raisons différentes ». Néanmoins, après une année 2021 particulièrement éprouvante à la vigne, ce millésime 2022 fut presque reposant, bien plus serein en tout cas. Les mois de mars et d’avril furent très pluvieux, permettant d’emmagasiner de bonnes réserves hydriques dans les sols. De précieuses ressources que la vigne saura mobiliser pendant un été à nouveau chaud et sec. La chaleur s’est installée dès la fin du mois de juin. Au coeur de l’été, de premiers signes de stress de la plante faisaient leur apparition dans les parcelles les plus exposées aux rayons du soleil et aux sols les plus minces et caillouteux. Heureusement, la délivrance est venue d’une bonne pluie orageuse, le 16 août. Une eau qui a permis à la vigne de sortir de cette sorte de dormance estivale dans laquelle les écrasantes chaleurs l’avaient plongée. Olivier et ses équipes ont alors mis le cap vers un mois de septembre « de joie et d’abondance », pour reprendre ses mots.

En blanc, la récolte se révélait plutôt généreuse, avec des raisins affichant un état sanitaire juste parfait et des aromatiques mûres, expressives. Un vrai bonheur à vinifier pour celui qui, avec plus de 35 millésimes au compteur, n’a rien perdu de son enthousiasme.

Il ne restait donc à Olivier qu’à laisser parler sa science incomparable des élevages et des assemblages particulièrement justes et subtils. Mieux que quiconque, il sait parfaitement jongler avec l’identité de chaque terroir pour parvenir, in fine, à ce degré d’équilibre qui frise la perfection. Exceptionnellement, nous vous proposons cette année deux cuvées : le traditionnel Blanc de Mas Jullien, au profil à la fois frais, floral et jaillissant au nez, et particulièrement tendre et réconfortant en bouche. Mais aussi, un plus rare « Derniers Etats d’âme », assemblage de carignan blanc et de chenin, un vin à l’aromatique sensuelle et ensoleillée, et la formidable énergie acidulée en bouche. Une cuvée éphémère et radieuse, qui n'est pas produite sur tous les millésimes : c'est le moment d'en profiter.

De très beaux vins gourmands et d’une classe folle, à la capacité de garde évidente.

© 2024 La Route des Blancs – Tous droits réservés

  • 27,90 €

    Ce blanc confidentiel et éphémère n’est pas produit sur tous les millésimes, mais au gré des intuitions d’Olivier. Croquant, accessible, il assemble cette année carignan blanc et chenin. Entre fruits à noyau et poire, zestes d’agrumes, réglisse, parfums de garrigue et fleurs séchées, il vous régalera sur un tartare de daurade ou un tajine de poissons.

    Voir la fiche détaillée
    27,90 € / BOUTEILLE
    Ajouter au panier
    Bon d’achat Fidélité : 2 %
  • Olivier Jullien démontre que les terroirs des Terrasses du Larzac peuvent produire un blanc profond, à la fois sensuel et subtil, marqué par une grande complexité. Naviguant élégamment entre éclat et gourmandise des fruits frais, douceur florale miellée, énergie poivrée, voire pimentée, ce superbe 2022 tendre et expressif ravit les papilles. Un must.

    expert
    Note moyenne des guides
    95/100
    Voir la fiche détaillée
    Épuisé
    Bon d’achat Fidélité : 2 %
  • Olivier Jullien démontre que les terroirs des Terrasses du Larzac peuvent produire un blanc profond, à la fois sensuel et subtil, marqué par une grande complexité. Naviguant élégamment entre éclat et gourmandise des fruits frais, douceur florale miellée, énergie poivrée, voire pimentée, ce superbe 2022 tendre et expressif ravit les papilles. Un must.

    expert
    Note moyenne des guides
    95/100
    Voir la fiche détaillée
    Épuisé
    Bon d’achat Fidélité : 2.5 %