Chartogne-Taillet : nouvelle étoile des champagnes de terroir

fin de la vente : 04/10/2020

Le Guide Bettane et Desseauve voit en lui « le nouveau prodige de la Champagne », rien de moins ! Adulé depuis plusieurs années déjà outre-Atlantique mais aussi en Asie, grâce au flair de quelques pointures de la sommellerie et une poignée d’importateurs de renom, Alexandre Chartogne est aujourd’hui unanimement considéré comme un des plus passionnants vignerons champenois, porteur d’une certaine idée du Champagne de terroir ! Depuis son installation en 2006, il a patiemment remis le petit vignoble de Merfy et le massif de Saint-Thierry au centre de la carte des étapes incontournables pour les amateurs de bulles inspirées et, surtout, profondément ancrées dans un terroir et une histoire.

La présence des Chartogne et des Taillet à Merfy nous renvoie à un passé lointain et glorieux, une époque où ce petit vignoble situé sur le versant Sud du massif de Saint-Thierry, à quelques kilomètres de Reims, produisait quelques-uns des vins les plus prestigieux et appréciés de toute la région. Un certain Fiacre Taillet y était déjà maire et vigneron au 16ème siècle, initiant une tradition familiale de tenir un registre extrêmement détaillé des conditions de chaque récolte. Un véritable trésor, aujourd’hui conservé aux archives de Reims, qui témoigne de l’aura exceptionnelle de ces terroirs et de la connaissance intime qu’en avaient déjà les ancêtres d’Alexandre…

Lorsqu’il décide de reprendre le Domaine familial, en 2006, la commune de Merfy est un peu tombée dans l’oubli et passée dans l’ombre de l’imposante Montagne de Reims, de ses grands crus et de ses marques internationalement connues. Alexandre va faire alors une rencontre décisive, qui va durablement orienter sa vision du métier de vigneron en Champagne : au culot, après avoir dégusté quelques précieux nectars du « Maître » trouvés dans les caves familiales, Alexandre demande à Anselme Selosse s’il peut venir se former à ses côtés. C’est donc à Avize, auprès de celui qui règne déjà au sommet d’une autre vision de la Champagne, celle des vinifications parcellaires et des grands vins de terroir à l’identité affirmée,  qu’il va apprendre le métier. Auprès de son mentor, il se forge des convictions, à contre-courant d’une vision encore dominante d’un champagne « universel » au goût standardisé…

En parallèle, Alexandre n’hésite pas à remonter le temps et à se plonger dans l’histoire viticole familiale la plus ancienne. Pour mieux se rendre compte que le découpage des parcelles de vignes à Merfy ne doit rien au hasard : il est le fruit d’une observation patiente de la nature par les précurseurs de la viticulture locale, les moines bénédictins de l’abbaye de Saint-Thierry. Ce vignoble recèle en effet une incroyable diversité de sols : véritable mosaïque géologique façonnée voici des millions d’années par la présence puis le repli des mers, Merfy offre sur la quarantaine d’hectares que compte aujourd’hui le vignoble un véritable millefeuille de substrats, entre calcaire, sable, grès, argile et tuffeau.

Persuadé que ce sont bien les sols et les sous-sols, vivants et préservés, qui forgent l’identité du vin, en Champagne tout autant que dans la Bourgogne voisine (l’autre vignoble qui l’a toujours fasciné), Alexandre va dès ses débuts pratiquer une culture artisanale, d’inspiration biologique et biodynamique, bien loin des « standards » productiviste champenois. Avec l’aide des célèbres micro-biologistes Lydia et Claude Bourguignon, Alexandre a soigneusement analysé les sols de chaque parcelle pour mieux orienter son travail tout comme l’encépagement, qui se répartit sur la douzaine d’hectares que compte le domaine entre pinot noir, chardonnay et pinot meunier. Travail des sols au cheval, pour éviter les phénomènes de tassement qui nuisent à l’indispensable vie microbienne, bannissement de tout produit de synthèse, fertilisation grâce à des poules et des moutons qui « habitent » les vignes pendant l’hiver, limitation stricte des rendements à 8 ou 10 grappes par pied (dans une région où les rendements à 3 chiffres sont encore légion !), utilisation des levures indigènes de chaque parcelle pour les fermentations : Alexandre ne dévie pas de son chemin. Peu importe les modes et les modèles dominants. Il est convaincu que le Champagne sait, tout autant que n’importe quel grand vin, transmettre les messages de son terroir.

C’est avec la même conviction et cette humilité empirique qu’il n’a cessé d’affiner ses méthodes de vinification et d’élevage : ne jamais être trop sûr de soi et de « sa vérité », toujours chercher, observer, goûter et se remettre en cause. C’est comme cela qu’Alexandre avance. S’il n’est encore que trentenaire et cherche plutôt à s’effacer derrière ses vins, Alexandre Chartogne est d’ores et déjà considéré comme un des grands vignerons de la Champagne, passé maître dans l’art de la vinification parcellaire. Ses cuvées offrent une expression singulière et racée de leurs origines. Elles sont profondément marquées par la nature des sols et constitue des odes vibrantes, tantôt graciles et raffinées, tantôt rondes et puissantes, mais toujours magistralement équilibrées, à ces terroirs de Merfy qu’Alexandre a replacé sur la carte des incontournables de la Champagne. Nous sommes admiratifs !

Rare et indispensable !

Important : Vos Champagnes Chartogne-Taillet seront expédiés à partir du 22 septembre 2020

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